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La journée mondiale contre la poliomyélite se célèbre ce 24 octobre 2020 comme chaque année. À   l'occasion de cet évènement NUTRIRAMA, vous présente cette maladie que l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) tente d'éradiquer.  C'est quoi la poliomyélite ? quelles sont ses causes ? ses symptômes ? Comment prévenir cette maladie ?  Les réponses se trouvent dans les paragraphes qui suivent.

La poliomyélite est une maladie très contagieuse. Plus connue sous le nom « polio », c'est une maladie virale qui touche plutôt les enfants, et plus particulièrement les enfants de moins de 5 ans. Cette maladie est provoquée par un virus (le poliovirus) qui envahit le système nerveux et qui peut entraîner en quelques heures des paralysies irréversibles. Il est possible de prévenir cette maladie grâce aux vaccins mis sur pied en 1950. Selon l’institut pasteur, la poliomyélite touchait plus de 600 000 enfants par an dans le monde avant l'ère vaccinale.

« Le virus de la poliomyélite fait partie de la famille des picornavirus comme les rhinovirus (agents du rhume), et appartient au genre des entérovirus. Les poliovirus se répartissent en trois sérotypes (1, 2 et 3) », peut-on lire sur pasteur.fr. La maladie se transmettant essentiellement par voie féco-orale, les principales mesures de prévention tiennent au développement de l’hygiène. Comme il n’existe pas de traitement de la maladie (seuls les problèmes liés aux handicaps sont pris en charge par la rééducation), la seule action médicale préventive est constituée par la vaccination qui, effectuée à plusieurs reprises, protège l’enfant.

 Les vaccins

L’OMS a lancé en 1988 l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite. Elle est basée sur la vaccination de tous les enfants du monde. Deux types de vaccin voient le jour en 1950.Notamment le Vaccin Poliomyélitique Inactivé Injectable (VPI) développé par Jonas Salk dans les années 50, contenant les trois sérotypes de virus inactivés et qui induit une protection due à une bonne immunité générale. Ce vaccin nécessitant plusieurs injections et des rappels réguliers, il doit être utilisé dans des conditions d’asepsie contrôlées.

Le second est le Vaccin Poliomyélitique Oral (VPO) développé par Albert Sabin, également dans les années 50. Le VP0 contient les trois sérotypes de virus vivants, atténués à la suite de mutations. Selon les chercheurs de l’institut pasteur, ce vaccin possède de multiples avantages ce qui explique qu’il ait été jusqu’à maintenant l’outil privilégié du programme d’éradication : il est facile à utiliser car il ne nécessite pas d’injection, il confère rapidement une bonne immunité générale et une immunité locale au niveau de l’intestin, réduisant par conséquent la transmission du poliovirus sauvage (ce que fait bien moins efficacement le VPI), le VPO est de plus d’un coût très abordable. Ses principaux inconvénients sont sa mauvaise conservation aux températures ambiantes et son instabilité génétique, cause possible de cas extrêmement rares de « poliomyélite paralytique associée au vaccin » apparaissant quelques jours après la vaccination chez les sujets vaccinés ou leurs proches non vaccinés.

La transmission

La transmission est interhumaine et s’effectue essentiellement par voie féco-orale en particulier par l’intermédiaire d’eau souillée, d’aérosols ou d’aliments contaminés par les selles. Le virus de la poliomyélite se multiplie dans la muqueuse pharyngée et dans l’intestin grêle et on peut le retrouver dans la gorge et les selles. Le patient peut transmettre l’infection tant que le virus persiste dans la gorge (une semaine) et dans les excréments (3 à 6 semaines, ou même davantage).

Lorsqu'une personne est infectée la maladie commence à se manifester par des symptômes de type grippal, fièvre, fatigue, céphalées pouvant s’accompagner de vomissements, raideur de la nuque et douleurs dans les membres. D'après le site pasteur.fr, Une paralysie irréversible (des jambes en général) survient dans un cas sur 200 infections. Entre 5 et 10 % des patients paralysés meurent lorsque leurs muscles respiratoires sont paralysés. Chez les patients qui survivent, on peut observer des paralysies résiduelles occasionnant des handicaps avec des atteintes de degrés très variables.

L'on apprend aussi que certains anciens malades développent, plusieurs décennies après la poliomyélite aiguë, un syndrome « post-polio » qui se caractérise par de nouveaux déficits progressant lentement. Les causes exactes du développement de ce syndrome ne sont pas actuellement bien définies. Il pourrait être dû à la persistance du virus chez certains patients.

La poliomyélite peut donc être éviter à condition d'avoir une très bonne hygiène de vie et de vacciner les enfants.

L'auteur
Stephane ONDO
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A propos
Stephane ONDO est rédacteur chez Nutrirama. C'est un passionné des questions de santé.
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